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spectacle, performance, danse

Montaine Chevalier

un portrait par ses pairs

A la confluence du monde performatif, des arts plastiques et du travail vocal, Montaine Chevalier aime détourner, déplacer, creuser la métaphore et créer des «caisses de résonance poétiques et sémantiques».
Pour savoir faire avec le savoir-faire, son riche parcours d’interprète notamment, il faut faire surgir une écriture qui dirige la polysémie là où elle est le plus intelligente. Pour cela il faut réinventer le cadre, les relations entre les choses et la relation avec le public. Il faut donc savoir circonscrire la résonance dans la caisse de résonance.
La dimension ludique est importante car c’est en passant par le jeu que les polysémies d’un objet résonnent. Montaine fabrique ses pièces à l’image de la poésie, en mettant en relation les choses entre elles, pour les détourner.
Ainsi elle questionne le lieu du théâtre et ses conventions. C’est le cas dans D’assise (2012) où l’assise telle qu’on la pratique au théâtre est convoquée et poétisée. Comment construire et reconstruire cette assise  théâtrale ? Jusqu’où peut-on la faire basculer ? Montaine investigue ces endroits de limite, quitte à tomber. Car tomber, c’est se permettre la transgression.
Dans Satien (2014), l’artiste collabore avec la plasticienne et costumière Dominique Fabrègue et se concentre sur les techniques de couture pour questionner la géographie du corps. Il s’agit alors de dépasser la relation sujet-objet pour entrer dans sa dialectique. Le corps devient «empilements de volumes» avec des «défauts qui permettent de tenir debout».
Comment cette démarche s’est-elle construite ? Dès 1999, Montaine Chevalier a travaillé avec Georges Appaix. Le chorégraphe a suscité chez elle une curiosité pour la parole et le chant qui a engendré de nouvelles recherches : construire son geste vocal en participant à plusieurs chorales et en se formant au chant lyrique. Ces expériences lui ont aussi permis de visualiser le corps autrement que depuis sa formation de danseuse.
Comme elle a vécu son adolescence à l’époque où la « nouvelle danse française connaîssait son plein essor, elle a été très vite happée dans le tourbillon de ces démarches émergentes des années 80. Il y avait le célèbre festival « Danse à Aix » dirigé par Ginette Escoffier, il y avait Odile Duboc… Aix-en-Provence était alors un foyer d’expériences et de rencontres, une ville-phare... Montaine Chevalier y a rencontré la danse contemporaine dès ses 10 ans. Elle prenait des cours avec Josette Baïz. Elle a rapidement intégrée sa compagnie en tant qu’interprète et travaillé avec Bernard Menaut... Premiers pas professionnels avant d’autres aventures... Henrique Miguel Furtado, Irène Filiberti

Chorégraphie depuis 2000, collabore et performe auprès d'artistes internationaux danseurs, chanteurs, plasticiens, musiciens, compositeurs, photographes, costumiers, poètes et scientifiques... participe activement aux collectifs internationaux comme Mosaïque, Fiat Lux, Le Grand Jeu...

Elle est interprète danseuse pour Yves-Noël Genod, Yves Favrega (théâtre), Georges Appaix, Michèle Ettori, Muriel Piqué (& Alain Béhar), Bernard Glandier, Odile Duboc, Alain Michard, Stéphanie Aubin, Marie-Louise Bondy-Bishofberger (théâtre), Priscilla Danton, Dominique Bagouet et Les Carnets Bagouet, Philippe Découflé (JO), Laure Bonicel, Pascal Labarthe, Bernard Menaut, Josette Baïz... participe au remontage de «La vague», danse chorale d’Abrecht Knust par le Quatuor Knust (in «Ouvrée» Boris Charmatz)

... depuis 1987, elle pratique différentes techniques d'improvisation pour la performance en spectacle avec Julyen Hamilton, Simone Forti, Steve Paxton, Lisa Nelson, Mark Tompkins, Vera Mantero... se forme au chant et au geste vocal lyrique avec Daniele Ors-Hagen depuis 2009

... acquiert un CAP de Tapissier en siège en 2011, soutient un master en Arts plastiques en 2005, une licence de philosophie en 1991 à l'Université d'Aix-en-Provence...
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« Montaine Chevalier est une artiste qui a l’intelligence et la capacité de décloisonner les pratiques. Elle crée le lien dans un éventail de discipline. Sa précision, ses recherches, ses possibles perpétuent cet étonnement offert à chaque nouveau projet comme si être de la scène la propulsait un peu en chacun de nous. » Cristiano Carpanini, directeur artistique de L’Officina / festival Dansem

 
©Caroline Pelletti
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